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Hanoucca
 Une pensée vitale pour chaque jour de 'Hanouka 

1e jour:

La lumière de Hanouka est divine, pour cela elle a réussi à modifier les règles de base de la nature lors du miracle de la fiole d'huile qui dura jusqu'au 8e jour. Dans ce monde où nous sommes abrutis par les soi-disants logiques des médias et des analystes qui veulent nous expliquer que ceci ou cela doit se passer puisque Bush, ou les Européens ou les Palestiniens ou l'ONU ou la démographie le veulent pour Israël,
nous devons NOUS RAPPELER que la logique de la lumière divine qui meut Israël est plus forte, plus belle et plus vraie que toutes ces autres logiques. Hanouk
;a nous l'a prouvé. VIVONS DE notre lumière et soyons lumineux en nous par cette seule lumière.

2e jour:
A Hanouka, ce ne fut pas une guerre comme celle de la 2e guerre mondiale ou de l'Afghanistan où une puissance militaire gigantesque vient anéantir une civilisation en détruisant villes et habitants en même temps que les armées. Ce fut une guerre sournoise par l'influence culturelle étrangère admise qui fait comprendre par mille séductions que nous devons abandonner nos croyances et projets, notre identité. C'est la guerre actuelle la plus réelle contre Israël, dehors et dedans.
En Israël, de plus en plus de Juifs s'engagent auprès de cette pression étrangère contre leur peuple, contre leur identité, contre leur terre. On en est au point où, parmi les politiciens et journalistes, le concours est à celui qui détruira le plus la dimension juive dans l'Etat d'Israël, et à celui qui donnera le plus et le plus vite la terre d'Israël. Au point qu'on en oublie la question toute évidente: "mais où sera Israël, mais où sera le judaïsme, mais où sera le destin juif et l'apport juif?".
Cette conception admise actuellement est la guerre culturelle contre Israël comme au temps de Hanouka.
Hier, la civilisation grecque voulait imposer non des crimes mais ses valeurs et exigeait la non-pratique des signes du judaïsme et le serment de fidélité à sa culture sous peine de sanctions graves.
Hors d'Israël, aujourd'hui aussi, à la même période où nous fêtons la victoire de nos ancêtres sur ce genre de conflit, la culture française veut imposer aux Juifs en France l'abandon de leurs signes religieux dits ostensibles, la neutralisation et la soumission à la règle concurrente sans compromis. Cela, simultanément aux motions continues de la France sur le plan international pour interdire aux Juifs de défendre leur vie.
Hier, nos ancêtres ont misé sur la pureté de la pratique de leurs signes, la fidélité et ils ont gagné. Et le miracle de l'huile en a été le symbole le plus clair.
Tout cela se passe justement à la même période de Hanouka. Répétition à méditer. Leçons à en tirer.
Hier la leçon en fut la purification à Jérusalem. Que tous nos frères vivant dans le monde sous une oppression culturelle qui veut leur interdire la pratique de leur judaïsme, montent ainsi le vivre en pureté à Jérusalem et, que là encore, ils ne se laissent pas vaincre par les mêmes oppressions des idéologies de cette civilisation externe qui prétend les y régenter encore.
Quand NOUS allumerons la lumière de la Hanoukia, méditons tout cela et, en regardant comme cela nous est prescrit la flamme de la toute-puissance divine qui produit la force de Sa lumière, sachons tirer les leçons et que nous avons la force et la lumière pour vaincre ces ténèbres. Pendant cette 1/2 heure, REGARDONS CETTE LUMIERE DE LA TORAH ET AUCUNE AUTRE, comme quelqu'un qui aime regarde l'autre et personne d'autre, et décidons d'y être fidèles.

3e jour:

Nous avons le devoir de regarder la lumière de la 'hanoukia, de la VOIR.
Combien de soucis nous en détournent: qui n'a pas en soi ou chez ses proches des soucis réels de santé, travail, subsistance, entente, blessures affectives, échecs, conflits, guerres réelles?
La réponse de Hanouka: nous avons le devoir de sortir notre regard de tout cela et de le placer SUR la lumière, DANS la lumière, et de ne pas la quitter pendant au moins une demi-heure. Certains recourent à juste titre au yoga ou à la méditation et disent le bienfait qu'ils retirent de ces techniques qui les placent sur un point offert par une culture millénaire de sagesse réelle. Nous avons aussi cette technique et elle nous retire de notre médiocrité, de notre faiblesse et des méchancetés pour nous placer ailleurs: dans la lumière, dans le meilleur de ce que le Ciel nous donne et qui est plus fort que les ténèbres dans lesquelles nous sommes.
J'ai aperçu un instant avec quelle décision et force quelqu'un nettoyait et améliorait son petit appartement. J'en ai reçu cette leçon: nous avons le pouvoir d'améliorer et d'embellir, chacun l'univers qui nous est donné. A nous d'agir, d'allumer, et de regarder cette lumière qui est déjà 4, de devenir ainsi cette lumière. Et dire merci. Et demain encore, et un peu plus encore.

4e jour:


Nous devons regarder cette lumière différente de toutes les autres. Pourquoi? Parce qu'elle est pure, pour bien voir combien elle est pure. Pour cela, on choisit surtout de l'huile bien pure qui donne une belle flamme ou des bougies de qualité.
Oui, nous devons nous interroger sur cette pureté: pas un judaïsme de convention, de nécessité sociologique, faisant partie du standing et des relations, ni parce que c'est quand même mieux pour les enfants. Mais un judaïsme qui repose sur une "pureté". Sur la pureté qu'il y a dans la Torah et qui meut vraiment le monde.
Un grand examen de conscience pendant cette demi-heure sur la pureté de notre judaïsme: la Torah et nos commentateurs nous la disent, on en est souvent émerveillés. Mais la question est: est-ce cette pureté effective que je vis? Et pas une huile frelatée qui ne donne pas une belle flamme. Si ma flamme n'est pas belle, il faut réviser mon huile.

5e jour:

On prépare la hanoukia et on l'allume. Mais c'est l'allumage qui constitue la mitsva. Même si on a étudié, même si on a élevé les enfants, même si on leur a transmis la matière de la connaissance de la Torah et de sa pratique, on n'a encore rien fait si on n'a pas transmis la flamme, pas seulement la flamme mais la L-U-M-I-E-R-E. Combien de parents ont un souci immense pour la transmission de la pratique et ont leurs aspirations fixées sur ce pôle et leur attention est anxieuse pour voir si l'enfant reste dans ce cadre ou non.
La mitsva n'est réalisée que lorsque la lumière est donnée, et c'est la lumière prise à la lumière d'En-haut, celle du chamache qui symbolise le don divin et sa descente vers nous. Cette lumière est à notre disposition. Imaginons, pour mieux comprendre, que c'est nous qui avons à agir pour prendre cette lumière et la porter à ces mèches que sont les enfants, le conjoint, les autres Juifs. Pas une activité ni un rôle mais une transmission qui partage LA lumière. Et tant que la lumière n'a pas jailli pour d'autres par notre action, nous n'avons pas accompli la mitsva, nous sommes des égoïstes qui recevons la nourriture et la gardons pour nous. Pendant que les autres crèvent. Et ensuite on les accuserait d'être des 'hilonim! Seconde erreur de notre part.
Ainsi, Moché savait que nous avions reçu le don des parfums dans le sanctuaire, et quand le peuple fut en danger, il ordonna à Aharone de courir parmi le peuple avec ces parfums au pouvoir de vie divine, et l'épidémie mortelle s'arrêta. Ainsi, des connaissances que nous avons sur le judaïsme et la Torah. Tant d'autres Juifs ne les connaissent pas alors que nous les avons reçues. Si nous ne transmettons pas cette lumière à ceux qui l'ignorent autour de nous et dont c'est l'héritage, nous faisons un détournement d'héritage vers nous seuls.
Que chacun traduise tout cela en termes concrets le concernant.
Dès que ma femme (zal) et moi avons commencé à étudier sérieusement, nous avons organisé dans notre maison un groupe pour transmettre ce que nous recevions à nos amis qui ne le connaissaient pas non plus. Et nous avons continué au fur et à mesure. Non pas comme enseignants de qualité, mais simplement pour partager la lumière avec les autres bougies. C'est la mitsva.
Bien des années plus tard, j'ai découvert la lettre émouvante et déchirante en ce sens que le Grand Rabbin de Jérusalem, le Rav Chalom Messas (zatsal) écrivit à tous les rabbins du corps officiel d'Israël pour leur demander d'aller directement vers tous ceux qui ignorent leur lumière. Elle est publiée dans Chéméche oumaguène

6e jour:

Nous devons continuer pendant beaucoup de jours à allumer ces lumières. Nous aurions pu célébrer le miracle en allumant une seule fois un chamache et en transmettant sa lumière à une seule bougie ou à une seule mèche d'huile. et le symbole de l'aide divine aurait été aussi complet. Pourquoi n'est-ce pas ainsi? Alors que notre désir aussi voudrait toujours atteindre un miracle qui réaliserait nos rêves en un instant: la Torah serait réalisée, le Temple fonctionnerait, le Machia'h serait ici, etc. Le bonheur serait total et immédiat..
Seul Hachém est UN et tout notre monde a été créé par Lui dans la diversité et la nécessité de la progression. On veut nous enseigner qu'il faut une grande continuité dans l'effort. Il n'y a pas de repos pour les tsaddiqim. La descente de la bénédiction de vie passe par une chaîne d'étapes avant d'atteindre son but que l'on appelle la malkhoute, la royauté. Nous espérons chacun ce bonheur. Or il est encore imparfait, on appelle cette étape: "Rahel pleure ses enfants". Qui ne souffre en sa propre réalité des insatisfactions et de l'état imparfait d'Israël?
Nos Sages comme le Ari, zal, disent, à l'occasion de Hanouka, que dans la vie habituelle qui se réalise selon le rythme du 7, de la semaine, nous devons garder confiance au milieu de l'imperfection et des difficultés; et cela est exprimé par l'étape de Netsah (victoire) qui est la 7e étape de la descente de la bénédiction et qui est résumée dans le verset de II Samuel 15,29: Netsah Israël lo yéchaqer ("le vainqueur et protecteur d'Israël ne ment pas et n'est pas versatile, ce n'est pas un mortel pour qu'Il se rétracte"). Nous avons l'assurance que l'union entre le Créateur et Son aimée Israël ou Rahel se fera, mais notre situation est et restera quand même inconfortable jusque là.
Par contre, à Hanouka, il y a une étape supplémentaire de franchie, et on dépasse cette stabilité par la réassurance de Netsah pour arriver à l'étape suivante, la 8e dans la descente de la bénédiction, qui est celle de Hod, c'est la louange car la réalisation se concrétise réellement. Et le nom Hod est conjugué et nous disons un mot qui l'exprime et en vient: modim, nous remercions et louons. Nous sommes sur le pas de la porte, encore un peu et nous serons au but. Plus que deux étapes de lumière.
Donc:
- soyons stables toujours, et croyons que Netsah Israël lo yéchaqer (le vainqueur d'Israël ne ment pas), étape habituelle de toutes les semaines.
- en ces jours spéciaux et privilégiés de Hanouka nous avançons et l'union va se réaliser par Israël qui va devenir, enfin davantage, la fiancée pure du Cantique des Cantiques, Rahel heureuse, et nos meilleures aspirations se réalisant tous ensemble.
Osons rêver ce rêve, le regarder en face quand nous faisons la mitsva de regarder la lumière de Hanouka, oser croire comme ceux qui dans l'histoire -sur la terre d'Israël, se sortant des pressions culturelles externes- ont dit oui lors de Hanouka avec foi dans la réussite. Ne quittons plus jamais ces niveaux, c'est ce que l'on appelle: "ces lumières, ha nérote hallalou... en ces jours-là et en ce temps-ci, ba yamim ha hém, ba zémane ha zé". Et cela se réalisera comme cela s'est réalisé

7e jour:

Nous voici à la 7e lumière: la dose maximale du bien que nous recevons habituellement en chaque bonne semaine.
Effectivement, malgré toutes les difficultés personnelles ou nationales, nous avons reçu tellement de bontés. Surtout, nous oublions que ces dons et cette Torah ne sont pas seulement quelque chose de bien parmi d'autres, mais c'est vraiment LA lumière qui crée, est plus forte que tout mal et toute contrariété.
Nous sommes en cela arrivés à cette lumière qui est contenue dans la 7e étape de la descente de la bénédiction et qui est résumée dans le verset de II Samuel 15,29: Netsah Israël lo yéchaqer ("le vainqueur et protecteur d'Israël ne ment pas et n'est pas versatile, ce n'est pas un mortel pour qu'Il se rétracte"). C'est plus que cela, car cette fois en la fête de Hanouka, nous avons dépassé ce niveau comme nous l'avons dit hier, et nous en avons rempli toute une semaine de cette lumière nouvelle.
Une semaine de la lumière qui est hod, splendeur, rayonnement. Essayons de prendre conscience de ce privilège, de le ressentir, de lui donner de s'expanser dans toutes les 7 dimensions qui sont notre existence: le point où nous sommes, devant, derrière, à droite, à gauche, en haut, en bas. Si nous le faisons bien, alors demain sera une excellence de plus encore.
Regardons la réalité sous cet angle, je rentre d'une bonne visite et je regarde ce monde ainsi créé. Il suffit de voir cette beauté, fin décembre à Jérusalem.

8e jour:

 les enfants jouent avec les toupis

 

 

Tous les beaux enseignements de Hanouka nous ont rappelé que, vraiment, la lumière de la création et du bonheur est à notre disposition, elle nous est donnée comme le chammache est là et il n'y a qu'à prendre la lumière mise à disposition. Une première idée à bien intégrer pour ne pas lâcher ce niveau dans le quotidien et dans les soucis et difficultés.Ne disons plus "si D.ieu le veut" car Il veut notre lumière et notre bonheur.
Mais, le problème est uniquement de notre côté: si nous ne prenons pas le gateau qui est devant nous, il ne viendra jamais dans notre bouche. C'est à nous de prendre la lumière et de la diffuser. Nous ne le faisons pas, la plupart du temps. A nous de regarder concrètement notre déficience pour cette action et de la corriger. Nous avons eu 8 jours de pédagogie pour cela. Il faut appliquer, maintenant.

© 2007 david